Homo confortus, c’est une fresque dansée explosive, une fiction surréaliste qui invite le public à traverser l’Histoire, dans sa beauté, sa laideur, ses récurrences et ses ruptures. Articulés autour du concept de l’homo-confort, de vastes tableaux vivant explorent les cycles de l’expérience humaine en s’appropriant des thèmes brûlants d’actualité…et d’ambiguïté!
Ces apprenties révolutionnaires armées de poésie et d’humour grinçant interrogent l’individualisme moderne et imaginent une société utopique où solidarité et entraide prévalent sur la quête de commodité. Une oeuvre chorégraphique audacieuse qui s’engage à détourner le public de l’attendu.
À voir en première mondiale à La Rotonde les 19 et 20 mars 2026.
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Homo confortus en 3 questions
1. Quel a été le point de départ de cette nouvelle création ?
Karine Ledoyen (chorégraphe) : La création s’inspire de l’ouvrage Homo Confort : le prix à payer d’une vie sans efforts ni contraintes, qui questionne notre obsession du confort et ses conséquences humaines : surconsommation, insatisfaction chronique et perte de lien à soi, aux autres et à la nature.
À partir de cette réflexion, j’ai constitué une équipe d’interprètes aux parcours variés afin d’explorer la tension entre le désir de tout avoir et le sentiment persistant de vide et de déconnexion qui traverse notre époque. Cette tempête intérieure constitue le cœur de la création, portée par l’humour et la métaphore. Nous souhaitons être cette tempête, ce chaos intérieur qui cherche à remplir le vide dans le plus grand des conforts.
2. Pour ce projet, tu intègres le texte de manière très concrète, interprété sur scène par une comédienne. Qu’est-ce que ça change dans ton travail de direction artistique et de chorégraphe ?
KL : Le texte nourrit la dramaturgie de l’oeuvre, notamment en offrant un contrepoint aux situations présentées. Le texte enrichit le langage scénique et dialogue avec la danse, sans jamais s’y substituer. La danse demeure l’axe central de l’expérience.
Danse K par K nous a habitués à des dispositifs scéniques et scénographies qui marquent l’imaginaire. À quoi peut-on s’attendre cette fois-ci?
KL : Cette fois-ci, la scénographie occupe une place majeure. Le dispositif sert à remplir ce vide où coexistent références au survivalisme et à la surconsommation et plus encore… Objets, corps et mouvements s’accumulent pour créer une densité sensorielle immersive, invitant le spectateur à se laisser emporter et à construire sa propre lecture. La matière sera dense, impossible à appréhender en un seul regard.
Crédits
Direction artistique : Karine Ledoyen
Chorégraphie : Karine Ledoyen, en collaboration avec les artistes
Interprétation : Arnaud de Balanda, Aroussen Gros-Louis, Emma Walsh, Julia-Maude Cloutier, Léa Ratycz-Légaré, Lou Amsellem, Lila-Mae Talbot, Meï Thongsoume, Noémie F. Savoie (comédienne), Phile Després, Sonia Montminy, Tetiana Kriuchkova et Théo Martin Lopez
Conseil artistique et dramaturgique : Sophie Michaud
Direction d’interprètes : Fabien Piché
Conception sonore et musique sur scène : Jorie Pedneault
Texte : Karine Ledoyen et Pascal Brullemans
Conseil dramaturgique : Pascal Brullemans
Conception lumière et direction technique : Mélany Bolduc
Scénographie : Laurie Carrier
Costumes : Marie McNicoll
Environnement sonore et sonorisation : Michaël Lavoie
Œil extérieur : Catherine Martin
Maquillage : Laurie Foster
Assistance à la mise en scène : Marie Nowak
Artistes ayant participé à la création : André Abat-Roy, Ariane Voineau, Josué Beaucage, Nelly Paquentin et Romane Picard
Artistes substituts à la création : Alice Villeneuve, Emma Walsh, Margaux Auclair et Sarah Pisica
Coordination générale : Joanie Harnois
Communications : Émilie Rioux
Graphisme : Isabelle Pelletier
Agent de diffusion : Agence Roger Roger – Kevin Bergeron
Résidences de création : Salle Pauline-Julien, Culture 3R et le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ)
Durée : 55 minutes
Photo d’entête : Stéphane Bourgeois / Photo de résidence : David Cannon et MNBAQ